Résumé : C'est la dernière page de l'histoire.
Ainsi prend fin la troisième des grandes aventures de Nil et Nelsia. J’espère qu’elle vous a amusés.
Vous trouverez ci-dessous en bonus, la traduction du disque de Phaïstos, ainsi qu’un lien vers une page qui vous permettra de découvrir le très subtil raisonnement qui m’a permis de parvenir à cette traduction. Mais je vous préviens, comme toute vérité probablement historique, c’est assez frustrant et (peut-être) passablement ennuyeux.
Quelques mots pour les Minoens
Mais puisque vous êtes là, autant profiter quelques minutes de votre attention pour revenir sur cette histoire de monde minoen.
Ma première intention consistait à présenter pour conclure tous les documents qui m’ont permis de bâtir cette histoire, mais je crains que ce ne soit vraiment très rébarbatif. ( Il suffit en fait de taper Minoens sur n’importe quel moteur de recherche pour trouver plein de sites très bien faits).
...D’autant que les références DU document essentiel me manquent : à savoir un documentaire passé sur Arte il y a quelques mois, alors que cette histoire était déjà bien lancée, document que j’ai enregistré mais en ratant le générique, ce qui fait que je suis bien en peine de vous en fournir les références. (Mais enfin, c’était très bien)
Sachez pourtant qu’on apprenait sur ce documentaire récent que les savants (les vrais) qui se penchent de nos jours sur cette civilisation sont parvenus, notamment grâce à des simulations informatiques, à la conclusion que l’explosion du Santorin n’a pas eu d’équivalent dans l’histoire de l’Humanité. Les conséquences de cette éruption auraient rendu la Méditerranée impraticable pour la navigation pendant plusieurs mois, et même provoqué une paralysie de l’économie du bassin méditerranéen sans équivalent. (Certains mémoires égyptiens en témoignent).
La représentation que j’ai pu faire des tsunamis successifs qui ont anéanti l’île (le mot n’est pas trop fort ) n’est qu’à peine exagérée : des coquillages et des organismes marins déposés par ces vagues énormes ont été retrouvés à plus de cent mètres d’altitude… (Imaginez des vagues de cette hauteur …et de plus de 30 km de largeur…)
J’ai passé sous silence les témoignages des premiers Achéens abordant quelques mois plus tard sur cette île dévastée, horrifiés par les preuves manifestes du cannibalisme pratiqué par les survivants du drame… Songeons que toute vie, toute eau potable, avait pratiquement été , en un instant rendue rarissime par le désastre... Les fouilles archéologiques récentes ont également fait état, sur la cote sud de la Crète, la seule épargnée par le cataclysme, de ruines de temples dont les figures de dieux avaient été fracassées et réduites en miettes par les habitants qui avaient survécu au désastre : les dieux qu’ils vénéraient les avaient trahis au plus haut point, et plus aucune dévotion à leur égard n’était envisageable.
On estime que 80% des habitants de l’île ont été anéantis en deux heures.
Au-delà du caractère léger de cette BD, j’ai donc, à 3500 ans d’écart, une pensée émue pour ce peuple qui a vu, en un quart d’heure et sans rien y comprendre, le raffinement de sa civilisation s’écrouler.
Et si la lecture du Critias de Platon ( grâce soit rendue à K.J Frost d’avoir le premier compris, avant de mourir au champ d’honneur pendant la Grande Guerre, que Platon décrivait dans le Critias sous le nom d’Atlantide la civilisation minoenne avant son anéantissement.) , si la lecture disais- je du Critias de Platon témoigne du caractère un peu « revanchard » des Grecs humiliés par l’idée de l’existence d’une civilisation antérieure à la leur et qui la surpassait sur bien des points ( le respect et la liberté des femmes notamment) …on lit aussi chez lui de l’admiration et du respect pour les habitants de cette île paradisiaque.
Et il est vrai que le peu qu’il nous reste de cette culture – peinture, sculpture, artisanat, architecture entre autres – nous affirme qu’ils étaient avant tout un grand peuple raffiné, subtil – et pacifique. Et que nul peuple aussi grand soit-il, n’est à l’abri d’une catastrophe naturelle (ou non).
Quitte à faire sourire, je tenais à rendre cet hommage à la Crète des Minoens !
Et cette histoire ?
Merci déjà à tous les commentateurs, occasionnels ou réguliers, qui m’ont encouragé et permis de mener cette troisième histoire à son terme !
Quant aux autres, lecteurs silencieux (mais présents à en croire les statistiques des visites), je serais heureux d’avoir à présent un commentaire même bref de leur part - en échange de cette histoire complète inventée en quatre jours et dessinée en six mois. Oui, je suis comme vous, commenter, je n’aime pas trop ça…sauf quand j’ai l’impression que pour une fois… enfin c’est vous qui voyez !
Et la suite ?
A l’issue de cette aventure de Nil et Nelsia, je vais faire une large pause dans ces longues histoires.
En effet, j’ai produit, plus ou moins bien, l’équivalent de 3 albums (4 si je compte les strips), dont deux en couleurs) en moins de deux ans, ce qui constitue quand même un programme assez contraignant. Je vais donc tenter dans les mois qui viennent de remanier un peu ces trois premiers essais, en leur donnant une forme plus adaptée à une éventuelle publication papier, même si je n’y crois guère.
Je ne sais donc pas encore si ce blog va se poursuivre à la rentrée.
En tout cas, il est certain que je vais mettre un terme à la formule du « webcomic » à suivre : en effet , l’examen de ce qu’attendent les lecteurs de BD sur le web m’a en effet convaincu que la formule du feuilleton, bien qu’intéressante, n’est pas la meilleure pour attirer l’attention des lecteurs. On se crée un petit groupe de fidèles qui reviennent par habitude, mais il est difficile d’attirer de nouveaux lecteurs par ce moyen : c’est finalement normal, tomber sur la page 37 d’un récit obscur quand on surfe n’invite pas vraiment à en savoir plus. Si ce blog reprend donc ce sera peut-être sous la forme de récits courts, probablement en noir et blanc, faits selon l’inspiration du moment, plus proche de ce qui se fait généralement sur les blogs BD.
Je n’écarte pas complètement l’idée de nouvelles aventures de longue haleine de Nil et Nelsia (parce qu’ils ont encore beaucoup de périodes mal connues à découvrir), mais je réserve cette idée pour le jour où j’aurais trouvé le moyen de les imprimer sans trop de frais (et si possible en en retirant un bénéfice au moins symbolique). Pour l’instant, je laisse mes héros errer dans l’entre-deux temps où je viens de les abandonner.
Merci à tous ceux qui ont été fidèles au blog d’Adrien Nil jusqu’à présent d’observer la suite (s’il y en a une ) avec bienveillance, (y compris s’ils assistent parfois à des tentatives catastrophiques !)
Pour terminer, comme promis, voici ci-dessous la très indigeste traduction du disque de Phaistos. Ce texte est sans grand intérêt. Il est donc très probablement assez proche de la réalité. Pour comprendre comment je suis parvenu à cette traduction (sûrement très discutable) , vous trouverez en dessous un lien vers une page qui l'explique. Cette page ne permet pas les commentaires : aussi n'hésitez pas à me donner votre impression ici !
( note : cette page a été provisoirement mise en
sommeil)
Mais c’est surtout votre avis sur l’ensemble de cette BD (y compris sur les tomes précédents, si vous vous y êtes aventurés) que j’aimerais recueillir pendant tout ce mois d’août !
Quoiqu’il en soit… Je vous donne peut-être rendez-vous plus tard, en septembre ou en octobre pour d’autres pages… dont je n’ai pas encore la moindre idée !
En attendant …portez-vous bien et soyez heureux !
Vertron
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